Julien Tixier : Pour les biographes...

 

 

Biographie numéro 1.  Pour les romantiques et les amoureux du paranormal...

 

Au détour d'un chemin, j'ai croisé la dame blanche. Avouez que cela a quelque chose d'angoissant. Et après moult palabres et considérations, elle accepte de me laisser filer, mais uniquement si j'embrasse une carrière artistique. "Le monde ne peut se passer de ton talent" me glisse-t-elle, avec un tendre sourire.

J'accepte donc la transaction (qu'auriez-vous fait, vous, à ma place ?) et je rejoins les bancs de l'Ecole Emile Cohl à Lyon. Dipômé en 2004, j'illumine depuis le monde éditorial de ma présence et m'impose très facilement comme un gastronome de l'art.  

 

Si vous voyez ma bienfaitrice, errant en blanc, sur le bord d'une route, n'hésitez-pas à lui passer mon amical bonjour.

 

 

Biographie numéro 2.  Pour les bonapartistes et les exaltés...

 

Sommité de la bienséance et de la désinvolture, le baron Kolkoff apparaît dans les livres d’histoire durant la retraite de Russie (mais avant l’épisode fâcheux de la Bérézina).

Les spécialistes n’arrivent pas à s’accorder sur le rôle trouble qu’il aurait joué : hussard de l’armée impériale ou espion cosaque au service de la sainte Russie ? Ce serait à cette période qu’il aurait fait sa si belle rencontre avec la Dame Blanche, à qui il promit d’embrasser une exquise carrière artistique. Devenu Russe blanc par la force des choses, il combattit les rouges auprès du général Wrangel, et on perdit définitivement sa trace près de l'isthme de Perekop.

Maintes fois réincarné mais jamais imité, il porterait actuellement le nom de Julien Tixier dont l’humour et le style fait de sauvagerie et d’élégance rappellent les traits de l’inimitable baron.